Accueil

Qui sommes nous ?

Itineraire

Preparatifs

Le vehicule

Contacts-voyages

Pays visites

Les cargos

Keskiracontent ?

Ecrivez-nous !

Inscrivez-vous a notre newsletter

 

 

 

Les traversées en cargo

      

1 - Anvers /Buenos Aires

2 - Equateur/Mexique

 

 

1 - La traversée Anvers/Buenos Aires avec la Cie Grimaldi

Notre tour du monde commence par une traversée de l'Atlantique, pour nous et
notre véhicule, depuis Anvers jusqu'à Buenos Aires, à bord du cargo
Grande Brasile de la compagnie italienne Grimaldi.

Il est en effet des cas de force majeure où le camping-car s'avère inefficace ! Quand il s'agit
de traverser des océans, malgré tout le respect dont on l'entoure, il est considéré comme
une vulgaire marchandise et l'on doit trouver un transporteur maritime qui l'accepte à bord
avec son fret. C'est alors que commencent des négociations souvent longues et difficiles
(mais ce n'est pas du tout le cas pour le transfert de France en Argentine avec la
 compagnie Grimaldi) pour trouver une place à prix raisonnable à bord d'un cargo qui

 traite plus souvent avec des industriels qu'avec des retraités en mal d'aventure.

 

L'agent maritime

Pour notre première expérience, nous avons été gâtés. Nous avons bénéficié des informations
des voyageurs qui nous ont précédés et sommes allés rencontrer à Paris l'agence
Catalina Cargo Conseil représentée par Mme Catalina da Silva, 34 rue Mouffetard, Paris 5e
qui reçoit sur rendez-vous uniquement (Tel/fax : 01 45 35 49 88). Nous avons été très bien
accueillis.

http://www.cargo-voyages.com

 

Le délai de réservation

Partant hors saison pour l'Argentine, nous avons pu obtenir une place pour un départ un mois
 plus tard. En général il faut bien s'y prendre six mois à l'avance, car les places passagers sont
 peu nombreuses (12 sur le Grande Brasile - priorité au fret).

 

Les tarifs sur le Grande Brasile (tarifs 2007)

Pour un véhicule de moins de 5 m (L+H), la traversée coûte 700 euros.

Pour un véhicule de moins de 8,99 m (L+H), la traversée coûte 1 600 euros.

Pour un véhicule de 9 m à 10,99 m (L+H), la traversée coûte 2 000 euros.

Pour un véhicule de 11 m et + (L+H), la traversée coûte 2 600 euros.

 

Pour les passagers, une cabine intérieure double lits superposés revient à 1250 euros
par personne. Une cabine avec hublot et un grand lit revient à 1500 euros par personne.

 

Les formalités pour cette destination

La compagnie exige une assurance assistance, frais médicaux, rapatriement
(pas de médecin à bord).

Un passeport en cours de validité valable six mois après le retour.

Le carnet de vaccination international exigé pour la fièvre jaune.

Pour le véhicule, la carte grise, les permis de conduire français et international.

 

La vie à bord

Le service offert, en comparaison avec les paquebots de passagers, est nécessairement
limité. "Le passager accepte qu'à bord le service soit simple. La nourriture est
celle préparée pour l'équipage en fonction de ses besoins, ses habitudes, ses préférences.
Il se peut que la cabine ne soit pas faite. Pour descendre à terre, il est nécessaire d'attendre
l'autorisation des autorités d'immigration et l'accord du commandant."

 

Les conditions générales

"Le commandant du navire a le pouvoir de naviguer sans pilote, de remorquer ou de prêter
assistance à d'autres navires en toutes circonstances, de dévier de la route ordinaire, de
toucher n'importe quel port (situé ou non sur l'itinéraire habituel du navire), de transférer
le passager et son bagage sur un autre navire pour la poursuite du voyage.....de débarquer
pendant le voyage, dans n'importe quel port intermédiaire, le passager se trouvant en
condition de santé ne permettant pas la continuation du voyage..."

"Le passager accepte que l'itinéraire, le jour de départ et d'arrivée, l'heure de départ et
d'arrivée, la durée des escales, la durée du voyage et le navire peuvent subir des
changements à tout moment, même sans préavis...."

 

Le trajet

Notre traversée Anvers - Buenos Aires a duré 26 jours avec les
escales suivantes : Le Havre, Dakar au Sénégal, Banjul en Gambie, Conakry en Guinée,
Freetown en Sierra Leone, Rio de Janeiro et  Santos au Brésil, Montevideo en Uruguay,
Zarate et Buenos Aires en Argentine.

 

La compagnie Grimaldi

La compagnie, créée il y a 50 ans, possède 32 navires qui sont des rouliers ou Ro Ro,
gros bateaux de type ferry (avec rampe d'accès direct pour les véhicules transportés)
et porte conteneurs. Ils parcourent l'Atlantique et la Méditerranée.

Le Grande Brasile qui mesure 214 m et possède 12 étages est équipé pour transporter
3500 véhicules et 1530 conteneurs..

www.grimaldi-freightercruises.com

 

Nos impressions personnelles

Après quelques changements de date et de port d’embarquement, nous avons commencé
notre voyage en mer le 18 août depuis Anvers. Michel a conduit notre camping-car au
« deck 6 » où il a été sanglé au sol comme les autres véhicules.

 Ensuite nous nous sommes laissés vivre, en savourant chaque instant de ce voyage original
que nous ne referons sans doute jamais. La météo a été la plupart du temps agréable et
personne n’a eu le mal de mer. Nous avons passé la majeure partie de nos journées
à regarder les changements de couleur de l’océan sans nous lasser. L’air frais de
l’hémisphère nord a laissé la place à une chaleur moite vers l’équateur, pour revenir
à 20° plus au sud. La recherche des dauphins, des baleines, des poissons volants,
des tortues nous a bien occupée et nous avons scruté les autres cargos avec nos jumelles
à la façon de vieux loups de mer ! A bord, le temps passe lentement sans jamais être
monotone. Nous avons pu visiter, avec grand intérêt, le poste de pilotage et la
salle des machines. Michel faisait le point avec le GPS, ce qui nous permettait de savoir où
nous nous situions car le commandant n’avait ni le temps ni l’envie de discuter avec ses 8
malheureux passagers. Le GPS donnait même les heures favorables à la pêche, mais ceci
semblait difficile à mettre en pratique vu la discipline à bord et les 30 m de hauteur du pont
supérieur. Discipline, mais temps de détente également lors du barbecue sur le pont le
samedi soir et lorsque nous étions invités à participer à un karaoké pour fêter l'anniversaire
d'un des marins.

 

Les escales étaient des temps forts où nous retrouvions la terre sans toutefois être autorisés
 à descendre en raison de diverses contraintes (arrivée la nuit, besoin d’un visa, etc.).
Chargement et déchargement se déclinent de façon différente que l’on soit à Anvers,
au Havre, à Dakar, Banjul ou Conakry. Nous suivions tout du haut du pont, sauf en
Afrique où Michel et les deux autres passagers propriétaires de camping-car ont dû
rester en soute pour surveiller nos véhicules, sur les conseils du commandant en personne !
Magnifique escale à Rio où nous avons pu contempler la baie sous le soleil, depuis le cargo,
 pendant toute une journée, en attendant l’autorisation d’accoster.

L’équipage se composait de 33 personnes, suédois et philippins. Le chef cuisto étant suédois,
nous avons donc mangé, au mess des officiers, une cuisine excellente, mais riche…
La fréquentation de la salle de sport et de la mini piscine de 7 m n’a pas suffi pas à
gommer les excès. Pour le reste, nous nous sommes replongés furieusement dans nos
cours d’espagnol avant le saut final ou fatal !

Il faut bien reconnaître quand même que nous étions tous très contents, après 26 jours
d'immobilité, de retrouver la terre ferme pour .....marcher !

 

2 - La traversée Manta (Equateur) /Mazatlan

(Mexique) avec la Cie Transoceanica

 

 

Nous sommes passés par la compagnie Transoceanica.

www.transoceanica.com.ec

 

 Le contact, Ana Patricia Trejo, est une personne qui parle anglais, et français aussi,

mais nous n'avons testé que l'anglais : atrejo@navecuador.com.ec Nos contacts se

sont faits par internet.

 

 Pour les formalités de douanes, il faut venir avec ses propres photocopies

(en plusieurs exemplaires) du passeport, première page et page du tampon d'entrée

dans le pays, de la carte grise du cc, du carnet de passage en douane si vous en

avez un ou du document d'entrée du véhicule en Equateur.

 

 Depuis un an, le prix est maintenant basé sur le volume du véhicule, ce qui

change tout. Il n'y a pas eu de négociations possibles pour le prix fixé à

85 dollars le m3 auquel il faut ajouter différentes taxes, notre véhicule faisant

plus de 2,20m de haut. Ce sont, nous a-t-on dit, les dirigeants du Chili qui ont

décidé cela. Le prix n'est donc plus de  1000 dollars environ, mais pour

notre cc de 37 m3, l'addition finale s'est élevée à 4090,04 dollars. Fort

heureusement, dans un geste généreusement commercial, on nous a fait

cadeau des 0,04 dollars. Un 4X4 de 5 m de long mais de moins de 2,20m

de haut a payé, devant nous, 2000 dollars. Un petit volgswagen, non aménagé

en camping-car, a payé 1300 dollars.

 

 Attention : la compagnie n'accepte, en plus, que le paiement en liquide.

(Anna Trejo ne nous avait pas prévenus......)  Arrivés le week end, nous avons dû

faire les DAB pendant 3 jours car on ne peut retirer plus de 1400 dollars par jour.........

C'est plutôt dangereux car les DAB sont en pleine rue et les  gens collent à

l'appareil. Nous avons provoqué l'animosité des locaux qui faisaient la queue

derrière nous et qui nous voyaient retirer 1400 dollars d'un coup ; nous sommes

partis sous leurs applaudissements qui n'étaient pas de sympathie. On s'en souviendra.

Merci Navecuador !

 

 La traversée est de 3 jours pour le Panama et d'une dizaine de jours pour

Mazatlan. Il n'y a qu'un bateau par mois pour Mazatlan mais deux pour le Panama.

Il y a diverses escales entre l'Equateur et le Mexique, mais le prix change peu en

fonction de la distance.

Les formalités nous ont pris 2 h 30. Nous avons pris des photos du camping-car

avant son départ pour avoir des preuves en cas de litige.

 

 A vous de voir si une autre compagnie serait plus intéressante. (Wallenius ?)

 

 Arrivée : Nous avons suivi le déplacement du bateau (Le Singa Ace) sur Internet

et nous avons récupéré le cc à la date prévue, en parfait état. Mais il nous a fallu

plusieurs heures de démarches avant son arrivée pour pouvoir le récupérer dès

l'entrée du bateau au port. Nous avons dû repayer des taxes d'importation

temporaire pour le Mexique de l'ordre de 50 dollars, dans une banque désignée
par la douane et non ouverte le week end. Le paiement se fait uniquement en carte
bancaire qui doit être celle du propriétaire du véhicule....